Les résultats des recherches financées par l’Union européenne devront être publiés en open access

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La nouvelle était attendue avec impatience dans le monde de la recherche, elle vient d’être officialisée fin mai 2012 par la commissaire européenne en charge de la Société numérique, Nelly Kroes : les résultats des recherches financées par l’Union européenne devront désormais être publiés en open access. Dans la lutte acharnée que livrent universités et organismes de recherche aux éditeurs d’information scientifique et technique, ce positionnement de la Commission montre que le modèle des archives ouvertes a su prendre de l’ampleur et s’imposer plutôt rapidement. La Commission s’apprête maintenant à émettre une recommandation en direction des Etats membres …

Alors qu’elle participait le 29 mai 2012 à une conférence du projet européen Peer (Publishing and the ecology of european research), la commissaire en charge de la Société numérique Nelly Kroes a fait sensation en annonçant que « les résultats des recherches financées par l’Union européenne devront être publiés en open access ». Elle a voulu émettre un signal fort en direction de la communauté scientifique, constant que « aujourd’hui, la publication en open access représente plus de 7 500 revues et 20 % des articles scientifiques » ce qui « n’est pas assez. Pourquoi en sommes-nous encore à 20 % plutôt qu’à 100 % ? »

Pour faire suite à cette déclaration, une recommandation aux États membres sera bientôt présentée, en partenariat avec la commissaire à la Recherche et à l’Innovation Máire Geoghegan-Quinn, pour exposer « ce qu’il faut pour améliorer l’accès, le management et la conservation des publications et des données scientifiques ».

Pour Nelly Kroes la publication en open access des résultats de recherche « ne progresse pas vite », comme le montre les résultats du projet Peer destiné à étudier l’utilisation par les scientifiques de l’open access. Il apparaît ainsi que les chercheurs en sciences physiques et mathématiques et ceux en sciences humaines et sociales et en art « ont plus volontiers recours à l’auto-archivage, encore appelé voie verte », alors que les ceux en sciences de la vie et en médecine se tournent plutôt vers les revues en open access, encore appelées « voie en or ». Une minorité « considère que rendre accessibles leurs articles par le biais de publications en open access ne relève pas de leurs compétences ».

Le rapport de Peer souligne que « les chercheurs perçoivent les dépôts en open access comme complémentaires aux formes actuelles pour disséminer et publier la recherche, et non comme les remplaçant ». Le projet Peer, qui regroupe des éditeurs et des représentants de la communauté scientifique, a pris fin le 31 mai 2012.

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